4 nov. 2011 — À six jours de son exécution dans la prison de Huntsville (Texas), Hank Skinner s'est vu refuser jeudi, une demande de tests ADN qui aurait pu prouver son innocence. Le tribunal du 31
ème district comté de Gray a justifié son refus en considérant qu'il était de la responsabilité de Hank Skinner, si ces tests n'avaient pas été réalisés en 1995, lors de son procès. Son avocat Robert Owen a fait appel de ce jugement et demande à ce que son exécution, prévue mercredi 9 novembre à 18 heures (heure locale), soit suspendue.
"Il apparaît inconcevable que le Texas prenne le risque de tuer un innocent sans avoir pris la peine d'aller jusqu'au bout de l'examen de l'ensemble des preuves disponibles", a déclaré M. Raphaël Chenuil-Hazan, directeur de l'association
Ensemble contre la peine de mort.
"Si le Texas fait ce choix, ce sera alors la démocratie américaine dans son ensemble qui sera ternie à jamais", a-t-il ajouté dans un communiqué. Aujourd'hui marié à une Française, Hank Skinner est condamné à mort pour avoir commis, le soir du nouvel an 1993, les meurtres de sa compagne et des deux fils de celle-ci. À 49 ans, cet homme qui a déjà passé seize années dans le couloir de la mort, a toujours nié avoir commis ce triple meurtre. Un rassemblement est prévu mercredi 9 novembre à 18h30, en soutien à sa fille et à son épouse. Il se déroulera place de la Concorde à Paris. ■ (E.G.)